Syrie: l’Arabie dans la coalition US ?

Dans le cadre d’un plan visant à renforcer le nombre de combattants arabes qui ont intégré la « coalition internationale » dirigée par Washington, Riyad renforce ses liens avec les États-Unis. Lire la suite

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Flotte US avec 1000 missiles en Méditerranée : « un véritable scénario de guerre » contre la Russie

Dans un article publié dans le quotidien en ligne italien Il manifesto, le journaliste Manlio Dinucci assure que le porte-avions USA Harry S. Truman, parti de la plus grande base navale du monde à Norfolk en Virginie, est entré en Méditerranée avec son groupe d’attaque. Lire la suite

L’Élysée publie la vidéo des avions qui ont frappé la Syrie

Dans la nuit du 13 au 14 avril le Président français a ordonné de mener des frappes contre la Syrie dans le cadre de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. L’Élysée a publié une vidéo qui montre les avions français au cours de cette opération.

Une courte vidéo diffusée dans la nuit sur le compte Twitter de l’Élysée montre le décollage de plusieurs avions de chasse Rafale d’une base non identifiée.

La ministre des Armées, Florence Parly, a pour sa part diffusé sur son compte Twitter la photo d’un Rafale en phase de décollage. Le ministère n’a pas apporté plus de précisions à ce stade. Les Rafale sont dotés de missiles Scalp. Les appareils sont notamment basés en France à Saint-Dizier (Haute-Marne).

Selon Madame Parly, les forces aériennes ont effectué ces frappes depuis le territoire français.

«Un raid aérien est parti en début de nuit depuis plusieurs bases aériennes en France», a-t-elle précisé.

La France a également employé ses moyens navals: des frégates multimissions accompagnées de bâtiments de protection et de soutien ayant été déployés en mer Méditerranée.

Il s’agit de la première opération militaire d’envergure ordonnée par Emmanuel Macron.

«Nous ne pouvons tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques», a annoncé le chef de l’État.

Dans la nuit du 13 au 14 avril la coalition internationale dirigée par les États-Unis a mené une série de frappes contre la Syrie en représailles à l’attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale dont les pays de la coalition attribuent la responsabilité à Damas.

sputniknews

Les troupes française en Syrie ?

Le 29 mars, le président français a reçu à l’Elysée une délégation des Forces démocratiques de Syrie. À en croire Khaled Issa, qui représente les Kurdes de Syrie en France, Paris serait prêt à s’engager militairement à Manbij pour, dit-il, contrer une offensive turque et en soutien aux Kurdes.

Après avoir provoqué l’ire du président turc qui s’est emporté contre son homologue français, l’Élysée a apporté le lendemain, vendredi 30 mars, des précisions: La France n’entend pas agir militairement dans le nord de la Syrie en dehors du cadre de la coalition internationale.

Qui ment ?

Selon des sources proches de l’armée syrienne, les Forces spéciales françaises étaient effectivement présentes dans la Ghouta orientale. Après la défaite des terroristes et leur évacuation massive, ces dernières auraient été exfiltrées à bord de voitures diplomatiques vers un pays voisin. Elles seront de retour, plus nombreuses, au nord de la Syrie et en l’occurrence, à Manbij.

En ce sens, ni la déclaration de Khaled Issa ni celle de l’Élysée ne sont fausses; la France maintient effectivement une présence militaire en Syrie.

Il s’agit là d’une agression qui, au regard du droit international, va à rebours de la souveraineté syrienne. Cette agression est d’ailleurs permanente depuis le début de la guerre contre la Syrie en 2011, à l’exception, disent les sources bien informées, des trois mois de la fin du mandat de Sarkozy, soit la période allant de la libération de Baba Amr (Homs) à la conférence des Amis de la Syrie à Paris.

De quoi cette présence est-elle le signe ?

Les liens entre les Kurdes séparatistes syriens et l’Élysée allant croissant, la France de Macron semble avoir jeté son dévolu, à l’opposé de ses prédécesseurs qui soutenaient al-Qaïda et Cie (Front al-Nosra, NDR), sur la création d’un « Kurdistan indépendant » dans le nord de la Syrie, qui, suivant les plans américains, a pour nom le « Rojava ». Le Rojava a d’ailleurs son bureau à Paris et il est représenté par Khaled Issa. En attendant, les forces spéciales françaises contribueront au plan américain destiné à provoquer la partition de la Syrie.

L’offre de médiation formulée par Paris entre la Turquie et les Kurdes fait partie d’un subtile jeu de rôle. Réagissant à cette offre, Erdogan a réagi. « Qui êtes-vous pour parler de médiation entre la Turquie et une organisation terroriste (PYD, Parti d’union démocratique, NDLR) ? », a-t-il lancé depuis Ankara à l’adresse de l’Élysée. Sans pour autant convaincre les observateurs qui constatent, depuis le début de l’offensive Rameau d’olivier, avec quelle habilité Ankara fait avancer ses troupes en terre syrienne, aidant ainsi l’Otan et les États-Unis à mieux se concentrer sur le nord-est pétrolifère, à savoir Deir ez-Zor.

Pour ces mêmes observateurs, l’annonce surprise de Trump, vendredi 30 mars, relève de la même logique. Il prétend vouloir retirer ses troupes de la Syrie où l’Amérique n’aurait pas eu accès, comme elle le souhaitait, aux ressources pétrolières. Cette annonce bien trompeuse constitue en effet une manœuvre de diversion qui permettrait à la France et aux autres alliés otaniens de Washington de mieux assurer leur soutien aux FDS, aux PYD et autres proxies locaux.

Le communiqué publié le 29 mars à l’issu de la rencontre de la délégation du Rojava avec Macron, assure les FDS du soutien de la France, en particulier pour « la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, afin de prévenir toute résurgence de Daech, dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien… »

Les Forces démocratiques syriennes FDS que la France soutienne ont laissé filer 250 terroristes de Deach de Raqqa, Syrie. A savoir que les troupes françaises étaient à Raqqa, de même le ministre Le Drian criait sur les toits de la libération de Raqqa. Deach aurait quitté Raqqa.

No Comment ? Nagel

Une « gouvernance inclusive et équilibrée » !?

presstv

Les Kurdes bannissent les USA… se tournent vers Assad

Les Kurdes finissent-ils par battre leur coulpe? Alors que l’armée turque pilonne sans cesse la banlieue d’Afrin et que les frappes aériennes ne cessent sur la ville, des centaines de ses habitants ont manifesté contre le YPG, réclamant le retour de l’autorité de l’État dans leur ville.

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Syrie: Et si l’on parlait de Raqqa?

Alors que tous les projecteurs des médias occidentaux sont volontairement braqués sur la Ghouta (voir notre texte ici), fief terroriste que la Syrie et la Russie ont le malheur de combattre, alors que des larmes de crocodiles sont versées au rythme des montages réalisés par les Casques blancs sur un tempo donné par l’OSDH pour ces pauvres enfants dans la poussière, il est temps de rediriger le projecteur. Lire la suite