Syrie: l’empire échec et mât

La guerre en Syrie a changé de nature

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syrie-112Amin Hotheit, stratège militaire libanais, relève d’importantes victoires de l’axe de la Résistance en Syrie et en Irak, victoires liées en grande partie « au flair stratégique » des composantes de cet axe.

Interrogé par l’agence de presse iranienne Tasnim, le général retraité libanais fait un constat: l’axe de la Résistance a su bien intelligemment et bien subtilement géré l’occasion que représente la passation du pouvoir aux États-Unis.

« Le choc que fut l’élection de Trump pour l’establishment américain a provoqué une véritable tempête politique dans le camp des États-Unis et de leurs alliés et ce fut exactement à ce moment que la Résistance (Syrie-Iran-Irak-Hezbollah) et son allié russe ont infligé le coup fatal. Obama a été incapable de prendre une décision de portée stratégique d’autant plus que sa ligne politique est en contraste avec celle de son successeur », fait remarquer Hotheit.

Selon lui,  la pagaille administrative aux États-Unis « a fourni l’occasion à l’axe de la Résistance d’en tirer bénéfice à double sens et sur deux fronts: « En Irak, et plus précisément à Mossoul, la bataille pour la libération de la ville a été déclenchée. Certes, les combats ne sont pas encore entrés dans leur phase finale et Mossoul n’est pas entièrement libérée. Mais cette bataille a défini les fondamentaux de la guerre propres à l’Irak et a permis que la situation en Irak se sépare de celle en Syrie et surtout que les forces du Hezbollah irakien, les Hachd al-Chaabi, s’installent à Tal Afar. Ces mêmes forces sont parvenues à franchir les portes de l’ouest de Mossoul et y ont libéré plusieurs localités. Les Hachd al-Chaabi contrôlent 10 à 15 % de la banlieue de Mossoul et tiennent une présence solide dans plus de 60 % de la périphérie de la ville. »

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L’ex-général a, par la suite, évoqué la libération d’Alep qu’il qualifie d’historique, libération qui vient d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire de la Syrie et de la région de l’ouest de l’Asie, car outre « ses acquis militaires », la reprise d’Alep a stoppé net le plan si savamment, si longtemps préparé d’une répartition de la Syrie en deux parties dont l’une, contrôlée par les ennemis de la « Résistance ». Depuis la reprise d’Alep, la guerre en Syrie a changé de nature et les parties qui se battent dans le camp opposé ne cherchent plus à renverser Assad.

« Je crois fermement que l’axe de la Résistance a prouvé de quel bois il est fait; il a porté au grand jour ses capacités opérationnelles. La situation sur le terrain a été très difficile, mais les « Résistants » ont su la tourner à leur avantage. La donne que la Résistance a fait établir n’est pas modifiable. Le prochain président US devra s’y conformer », a-t-il affirmé.

Interrogé sur la politique que Trump adoptera en Syrie et en Irak, il s’est montré plutôt sceptique. Il est d’avis qu’il y a peu de chance pour que la Syrie figure au nombre des priorités de Trump. « Tout ce que Trump pourrait faire, c’est d’envoyer les soldats américains occuper la Syrie puis se rendre en Irak. Mais là, c’est un plan qui me paraît très peu probable bien que venu de ce Monsieur, tout soit possible. Il dit s’opposer à tout investissement stratégique des États-Unis dans la région et se dit contre le reversement des régimes. Puis l’armée américaine ne veut ni peut venir à bout des terroristes à moins qu’ils parviennent à un compromis aussi bien avec Damas qu’avec Bagdad. »

presstv.ir

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